De toutes parts, gouvernements, institutions internationales, groupes de réflexion sont à la manœuvre pour expliquer que la jeunesse est la solution pour permettre à l’Afrique de faire son décollage économique aux quatre coins du continent.
La jeunesse est au cœur des activités d’OBLIGATIONS ÉCONOMIQUES AFRIQUE (LES AOE). Ces associations économiques sont concentrées sur la modernisation de l’agriculture et le développement de la transformation des produits agricoles.
Déjà un an que l’idée est apparue. En quelques mois après de multiples discussions avec des moins de 25 ans, diplômés de l’enseignement supérieur, les associations s’appuyant sur leur enthousiasme et leur foi en nous, ont pu ouvrir dans une dizaine de pays. Cette jeunesse qui appartient au « monde des sachants » a besoin de nous. L’argent leur manque et si on parle d’agriculture , ils n’ont généralement pas de terres. Les « groupes projets » mis en place dans les AOE impliquent un travail collectif. Ces projets, traités dans une approche pluridisciplinaire, deviennent crédibles et donc finançables.
Les AOE négocient pour eux l’obtention de terres dans des conditions variables mais cela constitue la première étape pour faire émerger cette population d’agripreneurs. Avec le soutien d’AGRO FINANCE AFRICA, les AOE mettent en place des tours de table qui connaissent un réel succès. Ces jeunes entrepreneurs ont besoin de coaching mais leur valeur est certaine. Ils ont une énergie incroyable qui les fait réussir dans leurs entreprises.
Avec ces jeunes Agripreneurs, on voit apparaître des entreprises agricoles capables de créer de nombreux postes de travail, en particulier pour ceux qui ont reçu peu ou pas de formation professionnelle.
Ces « sachants » sont capables de les faire évoluer sur le terrain. C’est comme une forme d’alternance avec cette double mission pour l’entreprise d’être dans « le faire « et le « savoir-faire »
Tout le monde le sait, les PME créent plus d’emplois que les grandes entreprises. Privilégions cette orientation.
Aujourd’hui dans l’agriculture quatre populations doivent coexister . Celle de grands groupes en place depuis des dizaines d’années qui devraient s’entendre avec de nouvelles sociétés capables à l’instar des grandes fermes sud africaines de gérer des centaines voire des milliers d’hectares. A cela s’ajoutent les agripreneurs qu’on vient de décrire.
Ils peuvent être des éléments moteurs pour les petites exploitations ( un à trois hectares). A leur contact, ces paysans apprennent sur le tas et adoptent les bonnes pratiques qui vont les aider à produire plus et avec de la qualité. Leurs intérêts se conjuguent. La jeunesse va vous étonner et dans les AOE on le constate quotidiennement.
La jeunesse doit trouver sa place dans tous les métiers de l’univers de l’agriculture et de l’agroalimentaire et des métiers dérivés. Une centaine de profils métier a été répertorié. Cela prouve que ce monde est plus riche et diversifié qu’on ne le croit. Aujourd’hui, le moment est venu de développer la communication sur ces métiers et de travailler sur l’attractivité de toutes les professions liées à l’agriculture et à l’agrobusiness. L’image du paysan pauvre doit s’estomper. Si on veut attirer tous les jeunes sans exception, donnons du panache à tous les métiers de l’agriculture et de tous les secteurs qui gravitent autour.
Agriculture First – Africa First – Agriculteurs First
