Les Obligations AFA, le Fonds SOLIPAR : des leviers financiers innovants
Lors du sommet extraordinaire sur le Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) qui s’est tenu du 9 au 11 janvier 2025 à Kampala, l’avenir de l’agriculture africaine a fait l’objet de plusieurs discussions de haut niveau, avec des sous-thèmes variés développés par des experts.
L’objectif de la Déclaration de Kampala 2025 est de définir un plan stratégique et directeur pour une agriculture africaine résiliente.
Problèmes actuels de l’agriculture africaine
Quels sont les véritables problèmes auxquels est confrontée l’agriculture africaine ces derniers temps ?
Les défis sont complexes et multiples. Il ressort que les besoins et défis environnementaux sur le continent, que l’agriculture africaine peine à satisfaire, continuent de croître. La production agroalimentaire sur le continent est très faible et les pertes post-récolte sont énormes. Les PME et les jeunes entrepreneurs ne disposent pas de moyens financiers adéquats ni d’unités de transformation appropriées pour concrétiser leur vision d’œuvrer pour la transformation agroalimentaire en Afrique.
Réponse de la Déclaration de Kampala
Face à ces défis majeurs, la Déclaration de Kampala plaide en faveur d’une action collective pour répondre aux urgences du continent en matière d’agriculture durable.
Elle repose essentiellement sur des mesures et stratégies concrètes :
Moderniser les systèmes agroalimentaires pour assurer leur durabilité, avec une population qui devrait atteindre 2,5 milliards d’ici 2050. Cela permettra de répondre aux besoins croissants et aux défis environnementaux.
Augmenter la production agroalimentaire de 45 % d’ici 2035. Cette déclaration rejoint l’initiative de la ZLECAf qui met l’accent sur les pratiques agricoles durables pour améliorer la productivité.
Mobiliser 100 milliards de dollars d’investissements privés et publics d’ici 2035. Pour la Déclaration de Kampala, les investissements occupent une place centrale dans le processus de renforcement des systèmes agroalimentaires.
Intégrer la Déclaration de Kampala dans les plans nationaux des pays membres de l’UA et des CER. Pour assurer la mise en œuvre de la Déclaration, il est essentiel de considérer la gouvernance à la fois au niveau national et local, ainsi que la décentralisation. Les pays membres de l’UA devront donc intégrer la Déclaration de Kampala dans leurs plans stratégiques de développement.
Cellule communication AOE